L’impact de la musique sur le cerveau humain

L’impact de la musique sur le cerveau humain

Depuis le 19ème siècle, il a été remarqué que des patients décédés ayant des troubles du langage n’ont pas forcément de trouble de l’écoute : le consensus scientifique de l’époque fut alors que les deux hémisphères du cerveau étaient dissociés.  Aujourd’hui, nous savons finalement que l’information sonore se déplace de nombreuses fois dans les deux hémisphères (le premier regroupant entre autres les zones propres au langage et le second au son).

Mieux encore, l’information musicale se retrouve dans quasiment toutes les zones du cerveau. En effet, pratiquement tous les circuits neurologiques du cerveau sont activés lors de l’écoute d’une musique.

La musique a ainsi un certain impact sur le cerveau humain; mais comment influe-elle son développement? Et quels sont ses bénéfices ?

Age et musique :

Tout au long de la vie, nous avons des expériences auditives, et cela commence dès que les nourrissons se trouvent dans le ventre de leur mère (à compter de 6 mois de gestation). Cela a un effet sur leurs mémoires : ces enfants auront ainsi la capacité de reconnaître la voix de leur mère dès la naissance, en plus des berceuses entendues lors de la gestation.

Enfants qui font de la musique et ceux qui n’en font pas : Une différence ?

On remarque des changements positifs sur les enfants ayant pratiqué du solfège.

Premièrement, l’épaisseur du corps calleux (une substance blanche située au centre des deux hémisphères) est plus importante que ceux qui n’ont pas fait de musique.

C’est un avantage, car cela permet une meilleure communication entre les deux hémisphères du cerveau : la coordination des deux hémisphères, l’interprétation de l’information et l’action en conséquence. On parle d’un effet de transfert entre les deux hémisphères.

Cela impact également la mémoire : les enfants ayant pratiqués du solfège ont une capacité de concentration et de mémoire plus développée que ceux qui n’en font pas.

Les effets de la musique sur les personnes malades

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative, caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles, ce qui peut avoir de lourdes répercussions dans les activités de la vie quotidienne.

Quel rapport avec la musique ?

Les musiques ayant une signification pour les patients atteints de cette maladie permettent de réactiver leur mémoire et les éveiller. Ils retrouvent du rythme, et ont envie de remuer leurs membres comme s’ils dansaient. Cela créé de l’émotion chez le patient qui, elle aussi, est lié à la mémoire.

Autre exemple : les patients post AVC. Ces derniers peuvent subir des troubles du langage. Cela peut aller de la difficulté à trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s’exprimer.

Les paroles d’une chanson, accompagnées d’une mélodie, les aident à activer leur mémoire. Chanter des mots répétés fréquemment accompagnés d’une mélodie est en effet plus facile à retenir et à articuler. En conséquence, cela les entraînent à retrouver plus facilement leurs mots et donc de progresser dans leur rééducation.

La musique, une forme de médecine douce ?

Et oui, la musique permet de diminuer de 50 à 60% l’usage de médicaments par une personnalisation de playlists de musique. Cela s’explique de la façon suivante : les patients choisissent d’écouter des musiques qu’ils aiment et se concentrent sur la sensation de plaisir que cela leurs procurent afin de les détourner de la sensation de douleur.

Le saviez-vous ? Les musiciens ont aussi un risque moins élevé d’avoir des maladies tel que l’Alzheimer. Le chercheur Hervé Platel a en effet pu mettre en évidence une hypertrophie chez les musiciens d’une région du cerveau, l’hippocampe : une région cérébrale clé dans la mémoire. Elle est aussi une des rares à produire de nouveaux neurones tout au long de la vie. La musique peut donc aussi avoir un rôle de médecine douce préventive!


La musique a ainsi de nombreux effets positifs sur le fonctionnement du cerveau humain : que cela soit pour le développement à l’enfance ou pour les cas de maladies cérébrales. Elle contribue à un développement cérébral sain, en activant de nombreuses parties différentes du cerveau simultanément avec pour bénéfice de les développer à plus long terme.

Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas musicien, une étude réalisée chez des personnes âgées d’environ 70 ans n’ayant jamais pratiquées d’un instrument a montré que 6 mois de pratique du piano (avec seulement 3h par semaine) amélioraient les capacités de traitement visuel, la planification, la concentration et l’attention.

La pratique d’un instrument ou une écoute prolongée de musique est donc bénéfique, et ce à tout âge : il n’est jamais trop tard pour commencer !


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